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Talon. 421
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Amblard vint dans la loge de ladite Lafrance pour lui parler, il avoit eu un entretien affez long avec ledit Talon et que, fur ce que ledit Talon lui avoit témoigné combien il étoit outré d'avoir reçu une chiquenaude et que, pour s'en venger, partout où il trouveroit ledit fleur de la Salle, il lui pafferoit fon épée au travers du corps, ledit fleur Amblard avoit fait fentir audit Talon tous fés torts, defquels il paroiffoit convaincu, et que c'eft quelque tems après que le calme fut rétabli que ledit Talon fe porta vis-à-vis du plaignant à ces voies de fait.
Pourquoi il nous rend plainte contre ledit Talon.
EII auffi comparu fleur Jean-Thomas Talon, acteur du fleur Nicolct, demeurant rue du Temple : Lequel nous a dit qu'étant l'après-midi dernier, fur les cinq heures, dans la loge de la demoifelle Lafrance pour lui demander une cocarde pour fon rôle, ledit fleur de la SaIle eft venu et lui a tenu de fort mauvais propos, qu'il lui a même donné un foufflet et que c'eft ce qui l'a contraint, fe voyant infulté de cette manière, à tirer fon épée. Qu'il eft vrai qu'il en a piqué à Ia main ledit fleur de la Salle, mais qu'il n'avoit pas l'intention de le bleffer dangereufement.
Signé : Talon.
Sur quoi, attendu que c'eft ledit Talon qui a eu le plus grand tort, nous l'avons remis audit Chavonnet qui s'en eft chargé pour le conduire ès prifons du For-1'Évêque et y être écroué de notre ordonnance.
Signé : Chavonnet ; Vanglenne.
(Archivades Comm., n°4983.)
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T
ALON (Claude-Jacques), frère du précédent, néen 1757, faisait partie, dès 1772, de la troupe de l'Ambigu-Comique, y remplissait les rôles à caractère et faisait les pères et les pédants. En 1775, il était, comme son frère, engagé au théâtre des Grands-Danseurs du Roi. L'année suivante, il fut impliqué dans une affaire criminelle dont on lira plus loin les détails et qui paraît avoir interrompu sa carrière dramatique.
(Almanach jorain, 1773, -77-'. — ■—- Chroniqueur disctuvrè, II, 69.)
L'an 1776, le fept octobre, huit heures du foir, en l'hôtel et par-devant nous Charles-Alexandre Ferrand, etc., eft comparu fleur Marc-Antoine Fulconis de Beaumont, inspecteur dc police : Lequel nous a"dit qu'en vertu des ordres du Roi dont il eft porteur, il vient d'arrêter, place Louis XV, un particulier nommé Talon, comédien chez Nicolet, fufpecté de complicité de différens vols d'argenterie faits par les nommés Marolles et autres ; qu'il l'a
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